Education

Posté par tortuebabou le 20 juin 2010

Sexe, drogue et tabac sans tabou au lycée

Au lycée Camus, jusqu’à la fin de la semaine, des élèves participent à un atelier sur les addictions Une seule question et plusieurs mains se lèvent. Sur les drogues et les produits engendrant des dépendances, Elodie, Hubert et les autres, élèves au lycée Camus, sont incollables :
« L’alcool, les cigarettes, le cannabis, la cocaïne, l’héroïne… »
Valentin complète : « Le GHB » .
« Tu as l’air de t’y connaître toi, dis-moi. Et quels sont les effets ? »
« Ça peut endormir les autres et ça désintègre le cerveau ! »
Dans cette classe temporaire, Marie-Hélène Del Campo est la seule adulte autorisée. Infirmière de formation, tabacologue, elle anime, dans le cadre du réseau gardois « Ecole sans tabac ni addiction », des ateliers interdits aux enseignants .
Avec les jeunes, elle parle tabac, drogue, sexe, sans tabou ni gêne.
L’échange dure une heure.
« Lexomil, c’est aussi une drogue ? » , interroge Noémie.
« Ça en fait partie, répond l’animatrice. Certains médicaments ont les effets de drogues. En trois semaines, vous pouvez devenir dépendants. »
Cette rencontre-là n’a rien d’un cours formel. « J’aurais pu me contenter d’un diaporama, mais ce n’est pas la même implication, déclare Marie-Hélène Del Campo. Là, ils doivent se mettre en situation. Se demander si consommer tous les jours une bière ou fumer un joint peut engendrer des risques sur la santé physique et morale, sur son environnement familial, ses amis…
L’idée, c’est de les sensibiliser à la perception du risque.
Par exemple, ils n’ont aucune idée que le tabac tue 66 000 personnes par an.
Sur ces thèmes variés (comas éthyliques, risques d’accidents de la route, maladies sexuellement transmissibles), les garçons sont souvent les plus bavards.
« L’alcool, ça rend plus à l’aise. C’est mieux pour draguer. »
« Ça peut coûter très cher aussi. Si tu sors une fois par semaine en boîte, il te faut au moins 150 euros par mois. »
« La différence entre amour et sexe ? Le sexe c’est la première fois, l’amour, c’est les autres fois. »
« Les drogues, ça permet de voir la vie du bon côté. »
« De se faire plaisir. »
« C’est juste pour la défonce. »
« Pour se sentir plus sûr de soi », ose ajouter Anne.
« A la guerre, ils se bourraient la gueule pour aller combattre. »
« Oui, mais c’est plus pareil. »
« Ben si, tu peux te droguer avant un examen. »
Les copains rigolent et font les fiers.
Jamais ils n’ont « pensé à ça » pour leurs contrôles, disent-ils.
C’est le moment que choisit Marie-Hélène Del Campo pour souligner qu’ « ici, et sur ce genre de sujets, il n’y a pas de bonnes, ni de mauvaises réponses ».
 

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